Ajol, une plateforme franco-anglaise sans filtre en français

Résumé

La plateforme publie 524 revues issues de 32 pays d’Afrique. 39 revues sont en français. Malgré ce contenu francophone, Ajol ne dispose pas un filtre pouvant repérer les revues en français. Pour y arriver, il faudrait d’abord reconnaitre ou repérer les pays francophones sur la liste à sa page, Une. De plus l’on remarque que la plateforme est unilingue.

    Visité par plus 200.000 personnes par mois, AJOL est une plateforme qui a été créée en 1998 à Oxford en Angleterre. Sa mission est de mettre à disposition du public en ligne une collection de publications des recherches académiques en provenance d’Afrique. D’importants domaines de recherche en Afrique (Biology & Life Sciences, Health, General Science, etc.) ne sont pas connus dans des publications de pays développés. Pour AJOL, Internet est un bon moyen d’augmenter l’accès à ses recherches afin de permettre aux chercheurs du monde entier. Le site de AJOL héberge 524 revues avec169 652 articles en texte intégral de 32 pays. De nos jours, son siège social se trouve en Afrique du Sud (Ajol, 2019). Deux types de frais d’accès qui permettent d’accéder aux articles non open access sont accordés aux chercheurs et aux étudiants d’une part, et un autre aux bibliothèques et cela en fonction du pays où la demande est émise.

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Dans ce travail nous présentons les activités de Ajol. Notre démarche repose sur le protocole d’évaluation de The Charleston Advisor. il stipule que l’on que : «As a critical evaluation tool for Web-based electronic resources, The Charleston Advisor will use a rating system which will score each product based on four elements: content, searchability, price and contract options/ features» (The Charleston Advisor, 2019).

     AJOL est une plateforme hybride. De ses 524 revues, 262 sont en accès libre. Le système AJOL est entièrement basé sur des logiciels et des technologies Open Source en l’occurrence : Open Journal Systems developed de Public Knowledge Project (PKP) au Canada, Operating System, etc. AJOL n’accepte pas les publications des auteurs de façon individuelle. Il faut passer par une revue pour être publié (AJOL, 2017 (a)).

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Options de tarification

    Les frais de publication proposés pour le téléchargement des chercheurs, des étudiants, etc. (AJOL, 2017 (e)). Ce sont :

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     Pour les bibliothèques ont leurs frais qui sont différents de ceux des chercheurs (AJOL, 2017 (d)).

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Aperçu du produit / Description

    Deux produits sont mis à la disposition à la disposition du public: des publications payantes et non payantes. AJOL publie 169 652 articles en texte intégral dont 110 502 sont en accès libre. Ces articles sont issus de 527 revues, dont 262 en accès libre (AJOL, 2017 (a)). 25 disciplines reparties.

Les disciplines contenues dans leurs publications les suivantes :

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     L’on constate que 6 nouvelles revues (en gras dans le tableau ci-dessus) se sont ajoutées depuis 2017 au niveau des champs :

– des Sciences environnementales : 29

– de la Sociologie et de l’anthropologie : 42

– de la Technologie, de l’informatique et de l’ingénierie 30

– des Sciences générales : 87

– de l’Économie et du développement : 48

– Sciences humaines : 56

     Les champs de la santé (Health (167)) et de (General Science (87)) arrivent en tête du nombre des catégories de sujet et sont toutes évalués par les pairs (peer reviews). AJOL s’adresse spécifiquement aux chercheurs et aux bibliothèques. Selon les auteurs du site Web, AJOL a un PageRank Google de 8. Il est visité par 200 000 personnes par mois à travers le monde. L’onglet «Using AJOL» permet d’accéder la feuille de route qui indique le processus de recherche (AJOL, 2017 (b)).

Interface utilisateur / Navigation / Recherche

    La plateforme publie 524 revues issues de 32 pays d’Afrique. 39 revues sont en français. Malgré ce contenu francophone, Ajol ne dispose pas un filtre pouvant repérer les revues en français. Pour y arriver, il faudrait d’abord reconnaitre ou repérer les pays francophones sur la liste à sa page principale. De plus l’on remarque que la plateforme est unilingue.

    Une particularité est que son interface donne accès facilement aux produits. La fonctionnalité «Journal» donne directement accès aux différentes catégories de sujets qui sont traités. On peut les obtenir par pays sur une facette où tous les pays sont affichés. Et les facettes par pays permettent de spécifier sa recherche. Toutefois, les informations sur les auteurs et les rédacteurs de la plateforme sont inexistantes. Par exemple, l’on n’a pas les noms et l’organigramme de cette organisation à but non lucratif (The Charleston Advisor, 2019).

    Le site web de AJOL demande une inscription pour naviguer sans restrictions. Au niveau de la principale, 5 onglets permettent de se connecter. «Afriacn Journals Online (AJOL)» est fixé sur la page une. L’onglet «Journals» conduit à la liste des catégories de publication, «Advanced Search» ouvre sur un champ de recherche plus spécifique par facettes. «Using AJOL» permet de trouver des articles en accès libre de toutes les catégories de revues par titre, d’enregistrer le profile de votre revue et de donner une feuille de route pour les recherches. Il indique aussi la liste des frais que chercheurs et auteurs doivent payer. «Ressources» connecte les visiteurs sur d’autres revues hors de l’Afrique. Par ailleurs, une colonne à facette située à droite du site indique les catégories, par ordre alphabétique et par pays où l’on peut télécharger les articles (AJOL, 2017 (a)).

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Contenu

     Ajol a pour mission de valoriser et de diffuser les publications africaines. Dans ce sens, la plateforme remplit parfaitement ses objectifs. Elle diffuse 524 revues examinées par les pairs, dont plus de la moitié (306) avec des frais pour le téléchargement. Le reste est en accès libre. On remarque que la grande partie est en anglais (497). 39 revues en français. Bien que le contenu soit diversifié, les études sur les Sciences de l’Information et de la bibliothéconomie sont très restreintes (18 revues avec la Communication) par rapport aux sciences de la santé (167).

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Tarif

    Les revenus provenant des frais de téléchargement de l’article pour les revues d’abonnement sont envoyés au journal d’origine (moins le coût d’amortissement d’AJOL). Par contre toutes les revues en accès libre sont à la portée de tous. Les frais sont fixés en fonction des pays. Les pays pauvres payent moins que les plus riches. Les critères qui définissent ces pays sont basés sur les statistiques de la Banque Mondiale (The World Bank, 2017). Évidemment, les frais des bibliothèques sont plus élevés que ceux des chercheurs et cela en selon les pays.

     Par ailleurs, une des compétitions de AJOL est The Sabinet African ePublications (African Journal online archive). Son site publie 500 revues regroupant 64 catégories de sujets, dont 86, en Open Access. Il est créé depuis 2001. Cette plateforme a la particularité de ne pas publier son organigramme comme AJOL. Nous n’avons pas retrouvé ses frais de publication. Par contre, elle publie un grand nombre de revues de l’Afrique du Sud (The Sabinet African ePublications, 2017).

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        La bibliothèque numérique en ligne africaine (AODL) est un portail de collections multimédia sur l’Afrique. Les auteurs collaborent avec le Centre d’études africaines de l’Université d’État du Michigan, ainsi que des organisations du patrimoine culturel en Afrique pour construire cette ressource (AODL, 2019).

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Dispositions d’achat et de contrat

       Les revues qui choisissent de publier dans un modèle d’accès ouvert ont leur texte complet en ligne pour le téléchargement gratuit. Les bibliothèques peuvent ouvrir un compte de téléchargement d’articles prépayés avec AJOL pour accéder aux titres des partenaires qui facturent leur contenu. Cela permet aux utilisateurs d’obtenir plus facilement des articles en texte intégral auprès de AJOL. L’accès aux articles d’abonnement est effectué par un mot de passe ou par leur logiciel qui sélectionne automatiquement la gamme d’adresses IP au choix de l’établissement. Des indications expliquent qu’il n’y a pas de restriction de temps pour la remise des articles. Les comptes peuvent être complétés à tout moment. Pour vérifier la catégorie dans laquelle votre pays se trouve, il est demandé de se référer listes de pays de la Banque mondiale. L’adresse suivante : info@ajol.info permet aux revues de se faire créer une installation un compte.

Conclusion

        La plateforme AJOL est hybride, certains articles sont payants. Pour gérer le flux de clients, une souscription exige un «username» et un mot de passe pour la navigation sur le site. De plus, l’accession aux documents payants sont soit par abonnement ou directement. Ce qui filtre les visiteurs. Il y a un panier dans lequel tout souscripteur peut collectionner les articles qu’il souhaite acheter. Il n’y a pas d’options qui déterminent un groupe particulier avec des faveurs spécifiques.

Références

AJOL, (2017) (a). African Journals Online (AJOL)) (2017). http://www.ajol.info/                                              Visité le 30/102019
AJOL, (2017) (b). African Journals Online: Browse by Category. http://www.ajol.info/index.php/index/browse/category Visité le 30/102019
AJOL, (2017) (c). FAQ’s http://www.ajol.info/index.php/ajol/pages/view/FAQ#A1 Visité le 30/102019
AJOL (2017) (d). How Librarians can use AJOL. http://www.ajol.info/index.php/ajol/pages/view/LIBhowto . Visité le 30/102019
AJOL, (2017) (e). How Researchers can use AJOL http://www.ajol.info/index.php/ajol/pages/view/RESHowto Visité le 30/102019
The Sabinet African ePublications (2017). http://journals.co.za/. Visité le 30/102019
The African Online Digital Library (AODL) (2017). http://www.aodl.org/ Visité le 30/102019
The Charleston Advisor, (2017) About TCA. http://www.charlestonco.com/index.php?do=About+TCA Visité le 30/102019
The World Bank (2017) Data and Statistics. http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/DATASTATISTICS/0,,contentMDK:20421402~menuPK:64133156~pagePK:64133150~piPK:64133175~theSitePK:239419,00.htmlVisité Visité le 30/102019

OpenEdition et les revues savantes d’Afrique

Parmi les revues que OpenEdition publie, 21 revues sont africaines. Elles sont localisées dans 5 pays. Seul un pays africain (Kenya) y figure. Ce sont : Nederland (1), Portugal (2), Kenya (1), France (17), Italie (1).

Les universités africaines adoptent les stratégies à suivre pour se développer au numérique. Selon Murray et Clobridge (2014), de plus en plus de revues en ligne sont diffusées sur les plateformes africaines telles AJOL, Sabinet, etc. La plateforme AJOL (African journals online) par exemple, se veut promotrice de la revue africaine en général. Cependant, l’on dénombre sur ce site, 39 revues en français (7%) sur 524 (Ajol, 2019). Ces revues sont reparties entre 12 états sur 24 (voir tableaux ci-dessous) dont le français est une langue officielle ou co-officielle (Université Laval, 2019).

Tableau 1 : Liste en % des pays cités dans Ajol

Liste des pays -Ajol

Tableau 2 : Liste des pays et nombre de revues en % des pays existants et non-existants sur Ajol

Pays cités ou non sur Ajol

18 états anglophones détiennent la majorité absolue des revues avec 465 revues. D’autres pays (arabes (19), portugais (1)) se partage 20 revues. Voir Tableau.

Tableau 3 : Nombre de revues par pays en %

Revue par pays

Tableau 4 : Nombre de revues par pays en %

NBRE de revues:pays

Objectif

Notre objectif est de répertorier les revues africaines sur le Web et principalement sur les plateformes. Dans cette recherche, nous avons sélectionné la plateforme OpenEdition pour connaître les types de publications de revues africaines. Dans un premier temps, nous présentons la plateforme OpenEdition. Dans un deuxième temps, nous indiquons le nombre de documents qui y sont diffusés.

Les quatre plateformes d’OpenEdition

Au sortir de l’analyse de la plateforme Revues.org, nous observons que celle-ci devient: OpenEdition depuis 2017 pour renforcer sa dimension internationale. Elle publie quatre plateformes de publication et d’information sur les sciences humaines et sociales: OpenEdition Journals (les revues), OpenEdition Books (les collections de livres), Hypothèses (les carnets de recherche) et Calenda (les annonces d’événements académiques internationaux) (OpenEdition 1, 2019).

OpenEdition accueille 522 revues sur son portail. Environ plus de 200 000 articles, dont 92% sont accès libre (OpenEdition 2, 2019). Sur la plateforme OpenEdition Books, l’on dénombre près de 7 960 livres en sciences humaines et sociales provenant de 90 éditeurs. L’accès aux ouvrages se fait sur l’espace personnel de chaque éditeur. Ils sont librement accessibles en HTML, et imprimables (OpenEdition 3, 2109).

Quant à Hypothèses, 3 103 carnets de recherches sont recensés sous différents types et tous en accès libre. Ce sont : carnet de chercheur, carnet de terrain, carnet de séminaire, carnet de veille, etc. (OpenEdition 4, 2019).

Enfin, Calenda est le calendrier d’annonces scientifiques en sciences humaines et sociales. Il regroupe, plus de 42 619 annonces en libre accès. De plus, Calenda publie dans les actes de colloque, les programmes complets de journées d’études et de séminaires, les cycles de conférences, les appels à contributions en vue de colloques, etc. (OpenEdition 5, 2019). Voir tableau

Tableau 5 : Les 4 plateformes de OpenEdition en nombre d’articles et en %

4 plateformes

OPenEdition offre aux bibliothèques la possibilité de choisir une politique d’acquisition dans la logique de développement du libre accès. Aucun quota de téléchargement ne s’applique à cet accès (OpenEdition 6, 2019). OpenEdition publie 274 581 en accès libre. 17 748 articles sont payant et 4219 articles sous embargo. «L’abonnement donne accès aux fichiers PDF et ePub de manière pérenne» (OpenEdition 6, 2019). Voir tableau

Tableau 6 et 7 : APC dans OpenEdition en nombre d’articles et en %
Fig:6

APC

APC openEdition

Fig:7

Conclusion

OpenEdition publie 4 plateformes (Revues, livres, Hypothèses Calanda) soit un total de 253 682 publications. Les revues représentent 200 000 soit 79%. 274 581 (92%) sur 296 548 articles sont disponibles en accès libre. Parmi ces revues OpenEdition diffuse 21 revues africaines. Seul un pays africain y figure: le Kenya. Nous avons observé que OpenEdition est le nouveau nom de Revue.org.

Bibliographie
African journals online, 2018, https://www.ajol.info/ Visité le 13-10-2019
Murray, S. et Clobridge, A. (2014). The Current State of Scholarly Journal Publishing in Africa Findings & Analysis September 2014.
OpenEdition 3, Books, 2109, http://books.openedition.org Visité le 13-10-2019
OpenEdition 5, Calanda, 2019, http://calenda.org Visité le 13-10-2019
OpenEdition 4, Hypothèse, 2019) http://hypotheses.org Visité le 13-10-2019
OpenEdition1, Informations Journal, 2019,https://journals.openedition.org/10580 Visité le 13-10-2019
OpenEdition 2, Les services d’OpenEdition 2019, https://www.openedition.org/10918 Visité le 13-10-2019
OpenEdition 6, Services, 2019, https://journals.openedition.org/10179 Visité le 13-10-2019
Université Laval, 2019, Les États où le français est langue officielle ou co-officielle
http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/francophonie_tableau1.htm Visité le 13-10-2019

Arima, une revue africaine dans Hal archives

Résumé

Nous présentons dans cette recherche :Hal archives. Hal est une plateforme d’archives ouvertes. Elle conserve des revues sur sa plateforme Episciences.org sur laquelle l’on trouve une revue africaine Arima. Hal anime sur une seconde plateforme: Sciencesconf.org  le programme des organisateurs de colloques ou réunions scientifiques.

Les revues africaines cherchent à se faire une place par la diffusion de leur journal sur les plateformes et les archives en ligne. Les possibilités de conserver et de publier en ligne sont multiples. L’une d’elles est l’archivage électronique. Dans cette recherche nous présentons Hal archive. Quelle est la représentativité des documents africains dans cette plateforme ? Développée et administrée par le Centre pour la Communication Scientifique Directe (CCSD), la plateforme HAL est une archive ouverte en Sciences de l’Homme et de la Société. Le CCSD entend diffuser et valoriser des publications et des données scientifiques en fournissant des outils pour l’archivage en ligne (CCSD 2, 2019). Dans ce travail, dans un premier temps, nous définissons deux termes épi-comité, épi-revues qui peuvent aider à la compréhension des termes utilisés pour indiquer certains produits. Dans deuxième temps, nous présentons Hal archive et les plateformes qu’elle publie.

Définition

Epi-revue :

Epi-revue est une revue électronique en libre accès. Elle est composée d’articles soumis via un dépôt dans une archive ouverte telle que HAL ou arXiv.

Epi-comité :

Epi-comité désigne le comité scientifique d’experts reconnus dans leur discipline. Les scientifiques sont chargés de stimuler la création des comités de rédaction pour l’organisation de nouvelles épi-revues et de veiller à la qualité de leurs contenus (Episciences 1, 2019).

Activité de Hal archive : Episciences.org – Sciencesconf.org

Hal publie 2 principales plateformes : Episciences.org et Sciencesconf.org. Elle conserve actuellement 9 300 revues, 8 151 images, 3 421 de thèse et 3 103 Chapitre d’ouvrages. En tout 23 975 documents, dont 5 661 (24%) ont été déposés en 2018. Le nombre de 600 000 documents est dépassé depuis sa création. 11 529 de ces dépôts concernent des documents publiés en 2019 parmi lesquels 5 278 sont des articles (CCSD 2, 2019).

A travers ces deux plateformes, Hal conserve et publie 15 revues dont une Africaine : ARIMA. La revue Arima est créée des suites d’une collaboration scientifique Nord/Sud menée depuis plus d’une vingtaine d’années. L’initiative est arrivée au cours des activités de CARI (Colloque africain pour la Recherche en Informatique et mathématiques appliquées). Arima permet de publier les résultats de recherche issus de ces coopérations. Le domaine scientifique recouvre tous les sujets de recherche de l’informatique et des mathématiques appliquées (Hal, 2019). Que sont les plateformes Episciences.org et Sciencesconf.org ?

Episciences.org

Episciences.org héberge des revues en Open Access (épi-revues) et permet la soumission des articles par un dépôt dans une archive ouverte (Episciences 2, 2019). Episciences.org diffuse une bibliothèque numérique ELPUB (ELectronic PUBlishing). Elpub présente les résultats de recherches sur différents aspects de l’édition numérique sur le plan culturel, économique, social, technologique, juridique, etc. ces résultats impliquent une communauté internationale diversifiée de chercheurs œuvrant, entre autres, dans les domaines des sciences et des sciences humaines et sociales, des bibliothécaires, des éditeurs (ELPUB, 2019).

D’ailleurs, l’on trouve une publication intitulée : Global OA APCs (APC) 2010–2017: Major Trends (Morrison, 2019) de Heather Morrison, chercheuse principale de Sustaining knowledge common. Cette diversité d’acteurs montre la diversité des contributions pour Hal archive.

Cette possibilité de faire des dépôts dans Episciences.org est une avancée majeure des publications en français par rapport aux plateformes en anglais qui sont récentes. Kathleen Shearer, al. (2019) présentent dans une récente l’approche Pubfair. En matière de communication scientifique, l’approche facilite le partage et la collaboration en ligne, tout en favorisant la transparence et la confiance dans les résultats de la recherche diffusés par le biais des services.

Pubfair est un cadre de publication ouvert qui permet la soumission, l’évaluation et à l’accès à une variété de résultats de recherche. Elle permet également aux utilisateurs de créer des canaux de diffusion pour divers groupes de parties prenantes (Kathleen Shearer, al., 2019, 6). Pour Heather Morrison, le cadre Pubfair est un excellent début pour une profonde transformation nécessaire dans la manière dont les universitaires travaillent ensemble et diffusent la recherche. C’est le type d’approche le plus susceptible de générer des économies importantes en fonction des dépenses actuelles consacrées à l’édition savante.

Sciencesconf.org.

Sciencesconf.org est une plateforme Web qui s’adresse aux organisateurs de colloques, ou réunions scientifiques. Elle facilite les différentes étapes du déroulement des conférences depuis la réception des communications jusqu’à l’édition des actes en passant par la relecture et la programmation des thématiques (Episciences 2, (2019).

Tableau 1 : Principaux types de documents

Hal archives 1

Tableau 2 : Principaux types de documents

Arima

Conclusion

Hal est une archive ouverte qui conserve des documents d’images, de revues, de thèse, etc. Elle facilite l’organisation de conférences scientifiques. Une revue africaine (Arima) y figure parmi une quinzaine de revues.

Bibliographie
Arima, (2019). Présentation – Revue africaine de la recherche en informatique et mathématiques appliquées. https://arima.episciences.org/
Centre pour la Communication Scientifique Directe, 2019 -2, Dépôts dans HAL : 600 000 ! https://www.ccsd.cnrs.fr/2019/07/depots-dans-hal-600-000/
Centre pour la Communication Scientifique Directe, 2019-1, Epi-revues
https://www.ccsd.cnrs.fr/epi-revues/
ELPUB, (2019). ELPUB Digital Library. https://elpub.architexturez.net/
Episciences 1, (2019) Documentation. À propos. https://doc.episciences.org/a-propos/
Episciences 2, (2019). Plateforme de gestion de congrès scientifiques.
https://www.sciencesconf.org/
Hal, (2019). Archive ouverte en Sciences de l’Homme et de la Société. https://halshs.archives-ouvertes.fr/
Morrison, H. (2019). Global OA APCs (APC) 2010–2017: Major Trends
https://elpub.architexturez.net/
Morrison, H. (2019). Peer review of Pubfair framework.
https://wordpress.com/view/sustainingknowledgecommons.org
Shearer, K., Ross-Hellauer, T., Fecher, B., et Eloy, R. (2019). Pubfair A Framework for
Sustainable, Distributed, Open Science Publishing Services.
https://comments.coar-repositories.org/wp-content/uploads/2019/09/Pubfair_-A-Framework-for-Sustainable-Distributed-Open-Science-Publishing-Services.pdf

Fréquences des pays et des devises dans: OA 2016 Main Publishers

Fréquences par pays

Cet article est le résultat de nos recherches dans la base de données 2016 OA Main DOAJ. Notre objectif est de présenter l’apport au niveau mondial et africain. 125 pays ont fourni 12037 revues. La contribution africaine est de 18 pays africains avec 235 revues. Nous avons calculé la fréquence et le pourcentage que représente chaque pays dans cette base de données. Nous avons aussi analysé les tendances des devises et les frais de publication qui ont été utilisées. De façon aléatoire, nous avons divisé les pays en 4 séries pour faciliter nos analyses. La première série est composée de 29 pays, la deuxième 30, la troisième 29, la quatrième 37. Trois pays arrivent en tête des fréquences (Brazil-1059 ; United States-1043 ; United Kingdom-749). Les plus faibles fréquences apparaissent une seule fois dans la série 1.

Les tableaux et les graphiques ci-dessous présentent les fréquences et le taux de pourcentage de chaque pays.

doc 1

doc1-1

seri2

seri 2

doc3-1

doc 3

doc4-1

doc 4

Frais de publication

Deux séries de frais de publication présentent notre analyse sur les dénominations attribuées aux frais de publication. Une première est composée de 7 catégories : No cost found, No publication fee, Title not Found, APPC, F(WC), cost not specified et Publication fee. La deuxième est composée de 11 catégories. Cette deuxième série regroupe les qualifications que des chercheurs qui ont exprimé lors de leur analyse de la base de données. Vu que certaines catégories répondent aux mêmes appellations que d’autres, nous avons décidé de les fusionner. Ainsi : See next phase of journal et predecessor now npj Primary Care Respiratory Medicine sont fusionnées pour donner : predecessor now npj Primary… Formula based on work, cannot read (Chinese), cannot confirm due to language (Chinese only), conflicting information et coming in 2017 sont fusionnée pour donner Autres. Ceased publication in May 2016, ceased publication in 2014, discontinued, et active 2015 donne Title not found. Enfin, No publication fee et APPC, F(WC) pour donner No publication fee. Résultat, No Publication fee est le plus fréquent avec 7785 soit 65%. Publication fee obtient 27% avec 3260 fréquences.

Le tableau et le graphique ci-dessous dressent la liste de ces tendances.

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Tendance des Devises

Notre analyse montre aussi que la devise des États-Unis (USD) est la plus fréquente avec 1997 fois citées. Elle est suivie de celle de la Grande Bretagne (GBP) 415 fois. Nous avons trouvé 40 revues qui ont des frais de publication mais dont la devise n’y figure pas.

devies 1

devise-12

II-African Journals In OA Main 2016

Nombre de pays et journaux

Nous avons compté 18 pays africains dans la base de données de OA Main 2016. L’Afrique du sud possède 120 journaux, le Nigeria, 27 et l’Egypt 27. Nous avons exclu toutes les revues concernant l’Égypte dans la revue Hindawi ne sont pas comprises, parce qu’elles ont une origine autre que l’Afrique.

Les détails dans le tableau et le graphique ci-dessous.

devis 1

Les fréquences des pays qui sont cités sont répertoriées dans le tableau et le graphique ci-dessous.

africa1-2

Fréquences APC Afrique

Sur un total de citations de 221 fois. Les fréquences des frais de publication sont les suivantes : No publication fee est cité 113 fois soit 51%. APC fee est cité de son côté 68 fois soit 31%. Title no found 8 soit 3,5%, No cost found 23 soit 10% wt APPC 9 soit 4%.

Le tableau et la graphique ci-dessous décrivent les tendances.

apc afric 1

III-Conclusion

L’examen de la base de données de OA 2016 Main Publishers nous a montré que 125 pays on fourni 12037 revues. Le Brésil est 1059 fois plus fréquent et les États-Unis 1043 fois. L’Afrique a contribué pour 235 revues. Onze catégories de dénominations de frais de publication ont été identifiées. La devise des États-Unis (USD) y est citée 1997 fois. L’Afrique du sud totalise 104 fréquences et sa devise ZAR 30 fois. La participation de l’Afrique pour les revues sans frais est de 51% par rapport à sa contribution totale.

PDF de L’article

Frenquencies In OA 2016 Main Publishers