De Gruyter maintenant 3e éditeur en importance sur le Directory of Open Access Journals (DOAJ)

Co-écrit par Myriam Dumais-DesRosiers et Widlyne Brutus

 

Résumé (anglais)

La maison d’édition commerciale De Gruyter, bien qu’absente du Directory of Open Access Journals (DOAJ) en 2014, est maintenant le 3e plus important éditeur de revues savantes en libre accès sur cette même plateforme. Deux raisons pourraient expliquer cette importante croissante de l’éditeur : la première consiste en l’achat de quelques maisons d’édition produisant du contenu en libre accès (par exemple, Versitas et Berkeley Electronic Press), la seconde est le partenariat qu’entretient De Gruyter avec de nombreuses sociétés et universités, majoritairement de l’Europe de l’Est.

Détails

La maison d’édition commerciale De Gruyter, qui jusqu’en 2014 n’était pas incluse dans le Directory of Open Access Journals (DOAJ), était, en novembre 2015, le 3e plus important éditeur de revues savantes en libre accès sur DOAJ en nombre de revues (https://sustainingknowledgecommons.org/2015/10/22/top-10-publishers-in-doaj-by-number-of-titles-2014-to-2015/). Une des raisons expliquant cette progression est que De Gruyter a acquis quelques maisons d’édition publiant leur contenu en libre accès au cours des dernières années, par exemple Versitas et Berkeley Electronic Press. Cette ascension fulgurante n’est pas le seul aspect intéressant de cette maison d’édition. En effet, parmi les revues sous sa direction, seulement 2 % chargent des frais de publication, les autres préférant assumer eux-mêmes les coûts de production.

Tableau 1

Frais de publication De Gruyter

Les revues chargeant des frais de publication aux auteurs sont toutes de type commercial, sans partenariat.

Une autre raison expliquant la réussite de De Gruyter dans le domaine de la publication de revues savantes en libre accès est les multiples partenariats qu’elle entretient avec de nombreuses sociétés et universités, situées majoritairement en Europe de l’Est. Pour les revues en partenariat avec De Gruyter, aucun frais n’est exigé aux contributeurs et ceux-ci conservent leurs droits d’auteur. Ces partenariats sont répartis selon la division suivante :

  • 16 % sont uniquement de type commercial
  • 3 % sont de type commercial/gouvernemental
  • 23 % sont de type commercial/société
  • 3 % sont de type commercial/société/université
  • 55 % sont de type commercial/université

 

 Tableau 2

Répartition selon le partenariat

 

En conclusion, on constate que De Gruyter, dont les activités anciennement traditionnelles ont pris un virage considérable dans le domaine du libre accès pour devenir le 3e éditeur en importance sur le site de DOAJ, n’applique pas, pour la majorité de ses revues, un modèle d’imposition des frais aux auteurs. Ces revues ne facturent donc pas de frais de publication ni ne retiennent de droits d’auteur pour assumer les frais de production. Reste à voir si ce modèle va perdurer.

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